Marie

J’ai découvert le JDR grâce à une amie, durant ma première année de fac (en 2010). Après une rupture difficile, j’avais besoin de changer d’air et elle m’a donc entraînée avec elle dans l’une des grosses assos (principalement étudiante) de la ville, avec l’idée de me faire rencontrer du monde.

Depuis, je fais un peu de JDR, toujours en tant que joueuse et j’aime vraiment beaucoup ça. J’ai même un peu fait de GN. Même s’il y a eu des expériences plus agréables que d’autres, j’ai eu la chance de ne jamais subir de situations aussi extrêmes et désobligeantes que celles que j’ai pu lire sur ce site.

La chance ?

Non. A bien y regarder, je me rends maintenant compte que j’ai toujours été très bien protégée. Dans cette asso, mon amie m’a guidée et menée vers des MJ qui étaient des gens bien, qui s’entouraient eux-mêmes de joueurs très agréables. Rapidement les parties ne se faisaient plus dans les locaux de l’asso, mais dans des appartements privés et j’ai ensuite surtout joué avec des amis ou des amis d’amis.

Mais il y a tout de même quelque chose que je voudrais partager ici. Je me souviens très bien qu’à l’association, tout se savait. Nous étions assez nombreuses à constituer la gente féminine, et chacune savait pertinemment quel mec était un gros lourd, lequel était un tripoteur, quel MJ était mal à l’aise en présence d’une femme, bref, qui était abordable et qui il valait mieux éviter. La plupart des hommes gravitant dans l’asso étaient aussi assez bien informés de ça. La question que je me pose aujourd’hui, c’est celle-ci : pourquoi on les laissait faire ? Qu’est-ce qui arrive quand une fille débarque là et tombe sur l’un d’entre eux sans être prévenue à l’avance ou protégée par quelqu’un ? Pourquoi personne ne les remettait à leur place tout en sachant pertinemment qu’ils dépassaient les bornes ?

Je regrette amèrement d’avoir détourné les yeux comme tout le monde.

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