Psychée

On m’a demandé quelle était la pire anecdote sexiste que j’ai pu subir. La voici : une tentative d’agression sexuelle dans les toilettes d’une petite convention de JdR à Paris pour « me punir de venir ramener ma gueule de pute » – principalement parce que je suis féministe, trans, et créatrice, mais j’avoue, je ne suis même pas sûr de la raison. Le gars a fini la tête enfoncée dans la cuvette des chiottes – pratique pour pas tacher partout avec son nez qui pissait le sang. Mais c’eut été une autre que moi, cela finissait très mal pour la victime. Je veux dire, je suis pratiquante d’arts martiaux et je n’ai aucun scrupule ni crainte à user de violence et un entraînement certain à le faire. Mais toute nana normalement constituée aurait, vu les circonstances, été violée…

Entre le temps de signaler l’agression, m’expliquer sur le ravage de tronche de mon agresseur, etc… sans compter mon état de stress, la convention, je me la suis mise au cul… et le soir même, j’ai préféré la compagnie d’une bonne bouteille et d’une amie… Et bien sûr, vient l’après : comment retourner dans une convention de JDR sans avoir la peur au ventre que cela recommence ?

J’ai évité toutes les conv’ pendant un an… et j’avoue, à chaque fois, je pense au risque et je suis prête à me défendre. Mais, oui, cela veut dire que je n’y vais pas sans la peur et la vigilance chevillée au corps. Même presque 15 ans après.

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